La Loi Formation a profondément transformé le paysage de la formation professionnelle en France depuis sa mise en œuvre, redéfinissant les droits et obligations des employeurs, des salariés et des organismes de formation. Si vous vous interrogez sur ce que cette législation représente concrètement, nous vous proposons une synthèse claire et détaillée axée sur plusieurs aspects essentiels :
- Les principales mesures de la réforme de la formation
- Les implications pour le CPF et le plan de formation
- Les responsabilités des employeurs selon le droit du travail
- Les modalités de financement formation
- Les enjeux liés aux qualifications professionnelles
Ce panorama complète vos connaissances, qu’il s’agisse de vous orienter dans les démarches administratives ou de mieux structurer la formation continue au sein de votre organisation.
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Table des matières
Les fondements de la Loi Formation : de quoi s’agit-il réellement ?
La Loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel constitue le socle législatif incontournable depuis 2019. Elle a pour objectif principal de faciliter l’accès à la formation professionnelle, de moderniser les dispositifs et de dynamiser les compétences des salariés tout au long de leur carrière. Parmi ses avancées majeures, on note :
- La mise en place du Compte Personnel de Formation (CPF) crédité en euros, garantissant une meilleure lisibilité et autonomie
- La réorganisation de la gouvernance avec France Compétences comme acteur central pour réguler et financer
- L’adaptation des obligations des employeurs, notamment via le plan de formation et la consultation régulière des représentants du personnel
- Le développement de la qualification professionnelle en lien avec les besoins économiques
Plus de 4 millions de salariés ont utilisé leur CPF en 2025, démontrant l’efficacité progressive de cette réforme pour élargir l’accès à la formation continue.
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Les obligations de l’employeur en matière de formation professionnelle
Le droit du travail encadre strictement les responsabilités des employeurs quant à la formation de leurs salariés. Depuis la réforme, ces obligations se sont à la fois clarifiées et renforcées :
- L’employeur doit contribuer au financement formation via la contribution unique, simplifiant l’ancienne obligation de dépenses dédiée
- Il est tenu d’élaborer un plan de formation tenant compte des besoins stratégiques et des souhaits d’évolution des collaborateurs
- La consultation annuelle des représentants du personnel permet d’assurer la transparence et la cohérence dans le choix des actions de formation
- Le maintien de l’employabilité implique souvent l’accès à des qualifications professionnelles reconnues et adaptées aux évolutions technologiques
À titre d’exemple, un groupe industriel de taille moyenne a alloué 150 000 euros en 2025 à son plan de formation, couvrant 95 % des demandes internes, montrant l’impact direct de la loi sur leur politique RH.
Le Compte Personnel de Formation : levier clé pour la montée en compétences
Le CPF s’affirme comme l’outil central pour soutenir le parcours professionnel individuel. Alimenté automatiquement depuis 2019, il permet à chaque salarié de choisir librement des formations qualifiantes ou certifiantes. Plusieurs points sont à retenir :
- Le plafond maximal du CPF atteint désormais 5 000 euros pour un salarié sans qualification, facilitant des parcours complets
- Les formations éligibles doivent répondre aux critères de qualité validés par France Compétences
- Le CPF est accessible à tous, indépendants inclus, favorisant une égalisation des chances
- Depuis 2024, la digitalisation simplifie la gestion, avec plus de 2 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur la plateforme officielle
Cette démocratisation du CPF contribue à un renforcement tangible des compétences, comme le souligne l’augmentation de 12 % des certifications délivrées entre 2023 et 2025.
Financement formation : sources et mécanismes en 2026
Le financement des actions de formation continue repose aujourd’hui sur un assemblage coordonné entre différents acteurs et dispositifs :
- Les contributions des employeurs versées à France Compétences, qui redistribue ensuite selon des critères précis
- Les abondements complémentaires issus des branches professionnelles ou des opérateurs de compétences (OPCO), destinés aux secteurs spécifiques
- Les financements publics et régionaux, notamment pour les publics en insertion ou en reconversion
- Le recours au CPF par les salariés, souvent complété par des dispositifs d’aide mobilisés auprès de Pôle emploi
| Source de financement | Partenaires impliqués | Montant annuel estimé (milliards €) |
|---|---|---|
| Contribution employeurs | France Compétences | 14,2 |
| Abondements OPCO | Branches professionnelles | 3,8 |
| Financements publics/régionaux | État et collectivités | 2,5 |
| Utilisation CPF | Salariés indépendants | 1,7 |
Ces chiffres reflètent une mobilisation consolidée en 2026 qui répond aux ambitions de la réforme de favoriser l’adaptation continue des compétences dans un contexte économique en mutation.
Organismes de formation : rôle et évolution face à la réforme
La Loi Formation a imposé aux organismes une transformation significative liée aux exigences accrues de qualité et de transparence. Pour conserver leur agrément et obtenir des financements, ces acteurs doivent désormais respecter :
- La certification obligatoire Qualiopi, devenue une norme en 2026, garantissant un niveau de prestation conforme aux attentes
- La nécessité de construire des cursus adaptatifs favorisant la validation des acquis et l’orientation vers des qualifications professionnelles reconnues
- Un suivi rigoureux des indicateurs de performance et des taux d’insertion professionnelle après formation
- L’intensification du partenariat avec les branches d’activité pour orienter l’offre vers les besoins réels du marché du travail
Par exemple, un organisme installé à Lyon affiche un taux de satisfaction clients de 92 % en 2025, principalement grâce à son adaptation rapide aux critères Qualiopi et à son alliance étroite avec les entreprises locales.

